Prêt relais expliqué
- Durée courte : le prêt relais couvre 6 à 12 mois et finance l’écart entre l’achat et la vente du bien.
- Remboursement : modalités varient selon franchise totale ou partielle, intérêts exigibles et capital remboursé au déblocage notarial.
- Solutions : en cas d’échec de la vente, convertir en amortissable, prolonger ou renégocier pour éviter la déchéance, selon dossier et coûts.
Un prêt relais se contracte généralement pour 6 à 12 mois et sert à payer l’achat avant la vente du bien ancien. Le remboursement dépend du calendrier contractuel et de la nature de la franchise. Si la vente n’a pas lieu, plusieurs solutions bancaires existent pour éviter la déchéance du terme.
Le fonctionnement et le calendrier de remboursement du prêt relais
Le prêt relais finance l’écart entre l’achat et la vente. La banque prête sous condition de revente du bien existant. Le contrat précise la durée, la franchise et les modalités de remboursement.
Vous devez respecter les dates inscrites dans l’offre de prêt. Le notaire joue un rôle clé au moment de l’acte de vente. Le déblocage des fonds permet le remboursement direct du relais.
Le détail des modalités de remboursement selon franchise totale ou partielle et calendrier pratique
La franchise totale suspends les remboursements de capital pendant la durée du relais. Les intérêts restent exigibles et doivent être payés périodiquement. À la vente, le capital est remboursé en une fois lors du déblocage notarial.
- 1/ franchise totale : capital remboursé en bloc à la vente, intérêts seuls payés pendant la durée.
- 2/ franchise partielle : part du capital amortie pendant la période, intérêts calculés sur la part utilisée.
- 3/ rôle du notaire : le notaire réceptionne les fonds de la vente et ordonne le remboursement du prêt relais auprès de la banque.
| capital | taux annuel | intérêt mensuel approximatif |
|---|---|---|
| 100 000 € | 3 % | 250 € |
| 150 000 € | 3 % | 375 € |
| 200 000 € | 3 % | 500 € |
| 300 000 € | 3 % | 750 € |
Vous prenez un risque si la vente échoue. La déchéance du terme permet à la banque d’exiger le remboursement immédiat et d’activer les sûretés. Les biens mis en garantie peuvent alors être saisis ou vendus par voie judiciaire.
Le calcul des coûts et exemples chiffrés pour scénarios 12 mois 18 mois et 24 mois
La méthode simple en trois étapes permet d’estimer le coût total : intérêts sur la période, assurance emprunteur annuelle, et éventuelle IRA ou frais de prolongation. Vous additionnez ces éléments et ajoutez les frais de dossier pour obtenir le coût global. L’exemple suppose un capital relais de 200 000 €.
- 1/ méthode : calculer intérêts annuels = capital × taux ; diviser selon la durée ; ajouter assurance et frais.
- 2/ scénario 12 mois : taux 3,5 %, assurance 0,34 % → intérêts ≈ 7 000 €, assurance ≈ 680 €, total ≈ 7 680 €.
- 3/ scénarios 18 et 24 mois : pour 18 mois intérêts ≈ 10 500 €, assurance ≈ 1 020 €, total ≈ 11 520 € ; pour 24 mois intérêts ≈ 14 000 €, assurance ≈ 1 360 €, total ≈ 15 360 €.
Vous noterez que la durée augmente significativement le coût. L’IRA ou frais de prolongation peuvent ajouter 0,5 à 1 % du capital. Les chiffres ci‑dessus servent d’illustration ; la réalité dépend du taux négocié et des assurances.
Contactez votre banque ou un courtier dès que la vente stagne. Préparez un dossier clair pour appuyer une demande de solution.
Les solutions et démarches en cas de non vente du bien à l’échéance du prêt relais
Les banques proposent plusieurs réponses : transformation en prêt amortissable, prolongation du relais, renégociation ou rachat. Chaque option a un coût et des délais différents. Le choix dépend de votre situation financière et de la solidité du dossier.
Le comparatif des options bancaires et créditrices pour éviter la déchéance du terme en cas d’échec de vente
- 1/ transformation en amortissable : sécurise le remboursement mais augmente le coût total sur la durée.
- 2/ prolongation : offre du temps pour vendre, mais entraîne des frais et des intérêts supplémentaires.
- 3/ renégociation/rachat : permet de baisser la mensualité, exige un dossier solide et des garanties supplémentaires.
| solution | coût indicatif | conditions fréquentes | délai approximatif |
|---|---|---|---|
| transformation en prêt amortissable | intérêts sur durée plus élevés | revenus stables requis | 2 à 6 semaines |
| prolongation du prêt relais | frais de prolongation 0,5 à 1 % | preuve des efforts de vente | 1 à 3 mois |
| renégociation / rachat | frais de dossier, éventuel pénalité | bonne santé financière demandée | 3 à 8 semaines |
| vente accélérée | réduction possible du prix | mise en marché active | variable |
Vous devez solliciter un courtier si la banque temporise ou si les conditions proposées sont inadaptées. Les pièces utiles incluent bulletin de salaire, taxe foncière, compromis de vente éventuel et diagnostics immobiliers. Fournir des preuves d’efforts de commercialisation facilite l’accord bancaire.
La checklist des démarches pratiques auprès de la banque du notaire et du courtier pour sécuriser la sortie
- 1/ pièces pour la banque : bulletins de salaire, avis d’imposition, tableau d’amortissement, offres d’achat reçues.
- 2/ pièces pour le notaire : compromis ou promesse de vente, justificatif d’identité, relevés bancaires récents.
- 3/ timing : alerter la banque 2 à 3 mois avant l’échéance, contacter un courtier dès le premier mois de difficulté, lancer vente accélérée immédiatement.
Vous pouvez télécharger une checklist type et utiliser un simulateur pour chiffrer les options. Prendre rendez‑vous avec un courtier permet d’obtenir un diagnostic personnalisé et d’avancer rapidement vers une solution.
